C’est encore la mélancolie qui peaufine les détails

Même quand le soleil,

me dit-il,

se couche en travers

de la route,

en posant un regard

long et sévère

sur nos vies,

on le sait si

c’est la fin

de la tempête…

Ta façon de me

caresser la joue

avec, au bout

des doigts,

cette obsession

du regard.

L’éternel paysage

du désir sur lequel,

peu à peu,

le récit s’effiloche.

Tu connais,

bien sûr,

me dit-elle,

l’histoire de ces

deux amants

qui attendaient

la mort

en faisant l’amour…

Trois heures de paix

et de joie,

me dit-il,

engluées dans les

pièges d’un cinéma

à la mode

et c’est encore

la mélancolie

qui peaufine les

détails.

Nous fait croire

à la réalité

des couleurs…

Même s’il y a

toujours,

me dit-elle,

un personnage

secondaire

en train de tirer

les ficelles,

d’ici je peux encore

voir les plumes

sortir de ta

bouche…