Comme une chanson de Christophe

La première fois que j’ai mangé un vrai bretzel alsacien, c’était devant la cathédrale de Strasbourg à côté d’un homme que je m’apprêtais à quitter.

Dans la matinée, sa mère avait levé sa jupe pour me montrer une culotte-tanga rouge qu’elle venait d’acheter pour plaire à son nouvel amant après m’avoir raconté comment son mari s’était jeté sous un train trois ans auparavant.

Il faisait grand soleil sur mon bretzel et j’étais triste comme une chanson de Christophe.

Photographie : Frédérick Houdaer