édito de rentrée

Peut-être comptiez-vous sur l’équipe de N.A.W.A. pour vous remonter le moral en cette saison de rentrée ?

Je ne suis pas convaincue de la pertinence de votre choix de lecture… Non pas que l’on se moque de votre bien-être, chers lecteurs et trices. Bien au contraire. Quand on peut filer un coup de main, on le fait volontiers, nous sommes bons camarades.

Mais j’écris cet édito fin août. Et les fins d’été, vous savez…

Alors, bien sûr, nos ventres, nos fesses, nos jambes, nos poitrines sur les serviettes de plage.

Nos corps en maillot de bain, nos crèmes solaires, nos tendres vergetures, nos marques de sandales.

Nos baisers. Nos vins blancs.

Nos shorts sur les bords de mer et nos glaces italiennes.

Bien sûr, Sète et la Pointe courte. Le rire des amis. Nos balades en bateau, nos moules-frites, le chat qui réclame sans miauler quelque chose qu’on ne devine pas.

Bien sûr, Le Havre et le bain de mer du premier jour. Nos mouettes et nos chiens errants…

Mais déjà, le monde nous revient en sourdine derrière une mélodie des Beach boys.

Une forêt qui brûle, des guerres, les migrants dans la Méditerranée

Ah ! I love the colorful clothes she wears / And the way the sunlight plays upon her hair

Aaah ! I hear the sound of a gentle word /On the wind that lifts her parfume through the air

la disparition d’une adolescente dans une chambre d’hôtel quelque part en Asie

Close my eyes; she’s somehow closer now/Softly smile I know she must be kind

retrouvée morte quelques jours plus tard.

Alors, bien sûr, il reste un ferry pour l’Angleterre.

Bien sûr, il reste toujours un train pour quelque part.

Mais, la rentrée

et nos crèmes bientôt périmées,

vous savez…

I’m pickin’ up good vibrations

Good, good, good, good vibrations (oom bop bop)