Jean-Pierre Bowie

De Jean-Pierre j’ai le souvenir :
d’une cassette audio artisanale intitulée « All Tomorrow’s parties » composée de ses titres préférés
d’une haleine de moules froides (celles qu’on sert à l’apéritif dans un grand bocal conservées dans du vinaigre)
de son teint de cadavre conjugué à une silhouette famélique
et de mon cul sur le carrelage de la cuisine alors même que le verrou de la porte d’entrée de chez ma mère céda bien trop vite.
Je n’ai jamais compris ce qui avait pu me séduire chez Jean-Pierre.
Sinon le Lady Grinning Soul de Bowie sur la cassette
où soudain, dès les premières notes au piano, j’envisageais enfin l’infini.