Odyssée(s)

Chant 1

Cette fille, la première fois qu’il l’avait vue, c’était dans le parc Martin Luther King, une coulée verte servant désormais de frontière entre les lumières de Paris et cette immense zone grise qui  rêve parfois de lui ressembler, et maintenant il lui caressait l’intérieur des cuisses du bout des doigts. Un chat miaulait à la mort après un sachet de croquettes, une étagère trop loin. C’était un samedi matin, à Clichy. Un matin où le café aurait bientôt un relent de pisse de chat et le chat une odeur de café.

 – A., au moins, c’est ton vrai prénom ?

– Et toi, E. ?

– Non plus…

– Alors tu t’en tires mieux que moi…

Oui, la première fois qu’il l’avait vue, c’était à 18h 30 exactement, juste avant que le héron du Parc Martin Luther King ne s’envole de l’ennui artificiel de son lac, de toute façon  beaucoup trop grand, pour s’élancer en haut style vers une certaine idée du Grand Paris. Assis sur un banc à l’ombre, il lisait un texto de son vieil ami R l’invitant à le rejoindre, « dans une heure au Chinon, rue des abbesses… », sur les pentes branchées de la butte Montmartre. Elle portait une jupe verte et des sneakers blanchâtres. Et il y avait aussi ce petit nez au retroussé piquant. Il l’avait regardée disparaître au coin de l’allée, là où le tourisme urbain prenait son essor. Quoi faire d’autre ? Se lever ? L’aborder avec une petite lueur dans le regard et un gros morceau d’éloquence ? Non. Sur son banc, il était à son aise. Attendre et se contenter de voir la vie qui défile sous vos yeux. Attendre que ça passe, voilà ce qu’il avait toujours fait. Le genre de personnage un peu désespéré qui se contente de regarder l’histoire depuis le seuil, qui fait mine de vouloir y prendre part, mais recule au bout de quelques minutes et puis s’en va. Retourne dans la salle d’attente. Sur son banc…

Mais il arrive toujours un moment où les villes ne sont plus des sciences exactes. Il arrive toujours un moment, dans les villes, où des rêves tourmentés par des formes nerveuses se mettent à résonner dans le silence. Les mains ont envie de se faire plus moites sur le cou de quelqu’un d’autre. Un sourire s’allume comme un signal de détresse et, c’est fini, vous ne dirigez plus vos pas…

– Tu fais quoi dans la vie ?

– Je fais comme tous les garçons. Je triche en attendant de devenir quelqu’un d’autre…

– Moi, je fais comme toutes les filles. Je fais semblant jusqu’à ce que ça bouge un peu…

Chant 2

La vieille au soir, comme presque tous les soirs, A s’était attablé avec R. en terrasse du Chinon. Partout, autour, des photophores vacillants faisaient bondir les ombres d’angle en angle. Partout, autour, des gens, des filles entre deux âges, d’autres garçons mais plus jeunes, des couples disparates, des gens heureux qui battaient le haut du pavé de la rue des abbesses. Des cigarettes s’allumaient et s’écrasaient presque aussi vite. A. et R. discutaient en guettant la minute où leur étoile allait s’évanouir. Ils parlaient en buvant. Buvaient en parlant. C’est comme si ce vendredi soir avait bu son verre cul-sec. Et puis, sentant un début d’angoisse lui serrer la gorge, s’était mis brusquement à jongler avec les cacahuètes. Une sorte de fièvre semblait s’être emparée de Montmartre. Deux SDF aux allures de chamane rasta, sentant qu’ils juraient avec ce nouveau décor d’ensemble, repliaient maintenant leur sac de couchage. A. les imaginaient en train de rouler leurs tristesses invisibles jusqu’au ruelles insalubres les mieux carrossées de la ville. Porte de la chapelle ? Ou alors sous le métro aérien, vers Stalingrad ? Partout, autour, des bancs grillagés, des plots en béton sur le rebord des vitrines, des pics sur le sol. A. et R. avaient préféré qu’ils s’éloignent un peu avant de les observer avec pudeur. C’est toujours plus facile quand le mauvais sort vous frappe de dos…

– T’as eu le temps de mater le docu sur Quincy Jones que je t’ai mis sur la clé USB ?   

– Oui. Adoré le passage où Sinatra monte expliquer aux parrains de Vegas que sans les musiciens noirs, leurs casinos allaient vite plier boutique.

– Hier soir, je me suis fait l’entretien de Blier par Mouloud Achour.

– J’ai vu ça. A un moment, je crois qu’il répond quelque chose comme : « les français ne sont pas forcément racistes. Ils sont réacs par nécessité ».

– Bon, on se reprend une vodka ? On a pas arrêté, nous. Pas comme Quincy…

La veille au soir, A. s’était attablé avec R. en terrasse du Chinon. Tous les serveurs des abbesses lui paraissaient très légers. On aurait dit qu’ils flottaient au-dessus des mondes. Planant vers quelque  espace irréel, au-dessus de ces jeunes gens, la bougeotte au bout des lèvres. Et de ces couples bien installés dans la vie. A. écoutait R. s’inquiéter pour l’avenir. R. était monteur dans l’audiovisuel. Cette année encore, il aurait du mal « à faire ses heures. » Est-ce pour cette raison que, pour la première fois en quinze ans d’amitié, R. s’était confié sur sa jeunesse, au Socrate, un ensemble de barres situé au Nord de la ville de Toulon, de l’autre côté des remparts…

– On a débarqué là-bas quand mon père a enfin obtenu sa mutation. Avant, on avait passé plusieurs années dans le Jura. Imagine mon vieux, rapatrié d’Algérie, qui part bosser dans la neige avec ses mocassins en cuir tressé. Quand il nous a raconté la tête des gens, le premier jour où il est allé pointer Aux dames de France, on a tous explosé de rire. Lui, par contre, il tirait une de ces tronches. De toute façon, même sous le soleil retrouvé de Toulon, mon vieux n’a plus jamais cessé de tirer la tronche. Moi, à Toulon, je me suis bien marré. A l’adolescence, on était une bande de trois potes. Le cyclope, Doumé, un corse qu’on appelait « bouledogue  » à cause de son nez et puis moi. Le samedi, Doumé venait me rechercher et on descendait place de la Liberté. Son cousin Zoli, un plus grand que nous, majeur quoi, nous rejoignait. Ah Zoli, un mec gentil comme tout mais qui pouvait devenir assez chiant quand il était « en roche ». Zoli se shootait au Rohypnol. Sa mère bossait dans une pharmacie, alors…Ensuite on filait au ciné. J’adorais Le Fémina et ses neuf salles. On passait d’une salle à l’autre. Une après-midi, on s’était fait trois fois un Bruce Lee, plus New-York 1997. Plus tard, on aimait zoner à l’Ariel et surtout au Royal, le seul ciné de Toulon qui proposait des V.O sous-titrée. La fille au guichet n’était pas commode. Doumé s’était laissé pousser quatre poils de barbe pour aller voir Mad Max. Je sais pas si tu souviens mais, à sa sortie, le film était interdit aux moins de 18 ans. Doumé…Un matin, je l’ai vu débouler avec un drôle d’air. Il s’était fait tatouer « Martine  » sur le bras gauche. Et puis, du jour au lendemain, il n’a plus donné signe de vie. Zoli a fini par me raconter qu’il s’était engagé dans l’infanterie de marine. A dix-huit piges. Toujours pareil. On croit avoir trouvé le grand amour mais c’est juste une liaison froide. Et puis…Moi, mais un peu plus tard, je suis parti à Toulouse. C’était bien aussi, Toulouse. Surtout la nuit. Des boites comme l’Ubu ou le Shanghai, j’adorais, même si le côté  « dur à cuir au grand cœur » de Toulon me manquait. Mais bon, c’est ici, sur la Butte, que j’ai envie de finir… »  

Montmartre, la veille au soir, et il faisait si doux. La nuit et ses allures de petite bourgeoisie progressiste. La nuit et ses lacunes didactiques. La ville qui, toujours au moment où on s’y attend le moins, se met à sucer le sang de tous ses habitants. Et dans le creux de l’oreille, elle déverse sa voix chaude. Leur répète : je t’aime. Je t’aime. Je t’aime. Pour mieux les endormir…

Chant 3

En descendant la rue des Martyrs, A. eut soudain une de ces grandes idées mélancoliques qui l’amenaient, depuis déjà plusieurs semaines, à modifier brusquement ses itinéraires. Paris n’avait jamais été à ses yeux qu’une ville peuplée de fantômes et d’animaux fantastiques, un royaume à la fois familier et sauvage, réparti en plusieurs zones qui se superposeraient les unes aux autres jusqu’à ce qu’un jour, la mémoire de mort-vivant de la ville en ait assez de tartiner interminablement la biscotte. Oui, un royaume autour duquel tout un tas de séquences extraites de films sans lien entre eux, de refrains rescapés des piscines interdites, où, nuit après nuit, de grands fauves, accablés par le voyeurisme un peu triste des débuts, revenaient boire en lapant la mouille et le sperme des autres, un royaume autour duquel des bribes de souvenirs, appartenant aussi bien à ses proches qu’à une multitude d’inconnus, s’enroulaient à la manière des cercles concentriques de l’Enfer. A voulait se perdre un peu vers Drouot, près de la salle des ventes. C’était sans doute une erreur de revenir, après toutes ces années, dans ce quartier de commissaires priseurs et de faussaires…

« L’Enfer de Dante, l’avez-vous seulement lu, mon garçon ? » Cette phrase lui était revenue alors que ses pas de noctambule poussiéreux l’avaient mené au 9 rue Rossini, là où, vingt ans plus tôt et quasiment chaque mardi soir, il avait pris l’habitude de retrouver M., son amour de jeunesse. Ils s’étaient rencontrés à la fête de l’Huma, au stand des Antilles. A cette époque, le communisme intriguait beaucoup M. Lui, c’était surtout ses seins qui débordaient sous son petit pull marine. Alors, comme un brin de laine pourrie vous entraîne, A. s’était mis à la suivre partout. Jusqu’au concert bodybuildé de Bernard Lavilliers. Jusqu’au discours « L’Europe, j’y ai passé quelques jours, y’a rien à y faire  » du brave André Lajoinie, dernier lama cracheur fâché à être sorti, vivant mais en apnée, de la capsule insubmersible du colonel Fabien où les rêves de grand soir s’enterraient depuis des lustres. C’est dans le bus du retour qu’il l’avait embrassée. Très mal. « T’es vraiment obligé de tourner ta langue dans ma bouche comme un hélicoptère ? Un baiser, c’est mieux quand c’est plus gourmand. Je te montre ? » De minuit à trois heures du matin, un service de bus déversait en continu les sympathisants et les autres à toutes les portes de la ville ou ailleurs. M. avait éprouvé un profond malaise à la vue de toutes ces personnes, entassées là-dedans comme des morceaux de viande. « Ma grand-mère me racontait souvent son trajet depuis le dixième arrondissement vers le Vel’ d’Hiv’, alors… » De minuit à trois du matin, A. avait d’abord embrassé M., très mal, puis un peu mieux, puis de mieux en mieux, jusqu’au seuil de son minuscule studio situé au quatrième étage du 9 rue Rossini. Un studio pour dormir ou faire l’amour ou les deux, que son père lui louait pour qu’elle ait son espace à elle. « A part ça, on mange ensemble. On écoute de la musique ensemble. On lit l’un à côté de l’autre. Je fais à manger. Il met la table. Mon père, tu vas l’adorer. Il enseigne la Philo en attendant d’écrire son roman. Il fait aussi pas mal de boxe pour être en prise avec les êtres et les choses. Et parce que le réel, c’est quand on se cogne. C’est de Lacan. Tu connais, chaton ? » A. n’avait même pas lu l’Enfer de Dante, alors Lacan…

Chant 4

A. marchait maintenant dans la rue du Faubourg Saint-Denis, comme frappé de catatonie en repensant à ce fameux matin où M. lui avait annoncé qu’elle était tombée amoureuse, « en vrai, cette fois », d’un guitariste.  » C’est dingue. En une nuit mes ongles de pieds se sont mis à pousser plus vite. C’est un signe ! Bien sûr, nous deux c’est fini, mais nous sommes jeunes et ce sera bientôt ton tour, tu verras. Allez, chaton, me fais pas ton regard du chien qui mâchouille son nonosse. Sois pas triste. On est à Paris. tout est possible… » M. avait bien raison. Et Paris, depuis le début, était à l’origine de toute cette histoire. Oui. Paris était un feu ardent qui vous consumait de l’intérieur, à condition de l’aimer sans partage. Et pour l’aimer à ces hauteurs incroyables, encore fallait-il accepter de grincer des dents, au moins de temps à autres. Tout le reste, c’était tout juste bon pour faire sangloter les petites marchandes d’allumettes. Depuis le début, Paris était remplie d’histoires de quartiers perdus qui feignaient de s’effacer momentanément de votre mémoire et finissaient toujours par remonter à la surface. Paris savait se faire oublier. Comme M., on pouvait la quitter mais pas l’abandonner. La règle était connue de tous. Elle vous avait faite. Elle saurait vous défaire…

Lorsqu’il remarqua le SMS de L., « qu’est-ce que tu branles ? On attend plus que toi. Magne ! J’ai soif ! » A. avait plus d’une heure de retard au pot que son amie d’enfance organisait Au mouton noir, afin de fêter sa énième « vraie-fausse ménopause »- avec L., on ne savait jamais- en grandes pompes. Elle avait eu l’idée de réunir tous ces ex autour d’une planche de charcuterie et de plusieurs litres de rosé pamplemousse. « Ça, vraiment, c’est le truc à la mode. Écoute-moi bien, chouchou. En 2019, t’as deux trucs à savoir. Roulotter ton jean et boire du rosé pamplemousse. D’une : c’est juste l’occase de ressortir enfin tes vieux futes du placard. Pour le reste, si t’as mal au foie, pour le coup tu sauras d’où ça vient. ». Le Mouton noir était un de ces bars où la faune éternelle des petites portes de Paris patientait dans son jus en attendant le coup de grâce. Un bon moment qu’elle se savait tout en haut de la liste des espèces promises sous peu à l’extinction. Et après ! Tant qu’il y avait encore quelques fûts de mauvaise bière à boire et deux-trois jolis coups à faire. Des vieux tapins de la rue Saint-Denis, des dealers en préretraite, des serveurs kabyles qui profitaient de leur coupure avant de prendre leur service de nuit, jusqu’aux habituels traîneurs de bistrots à la dégaine de vieux vampires, voilà pour la clientèle ordinaire de l’endroit. A. se disait que la rue du Faubourg-Saint-Denis avait, elle au moins, la politesse de changer en douceur. La vieille faune et la nouvelle flore « étonnante et dansable » s’y coudoyaient, encore paisiblement, au milieu des meilleurs kebabs du monde et des nouvelles enseignes bistronomiques qui scintillaient au LED-Flash. Un jour, tout aurait changé sans que personne ne s’en aperçoive. Demeureraient juste ses façades dressées de part et d’autre comme les remparts d’une citadelle imprenable. Les trottoirs feraient toujours office de chemin de ronde et des flots de touristes, accourus des quatre coins de la planète, s’y presseraient avec des façons de figurants maltraités par la production. Belle lurette que les arbres des boulevards Magenta et de Sébastopol auraient absorbé l’âme des passants de l’ancien monde…

-Tu te souviens quand on était figurant, chouchou ? Ce metteur en scène qui n’arrêtait pas de nous gueuler dessus…

– Pas trop, non. Mais tu sais ma puce, c’est vieux tout ça…

Jusqu’à 2 h du matin, A. avait regardé L. comme on s’attarde avec des tendresses minuscules sur une chose douce et sucrée. Histoire de marquer le coup de sa « vraie-fausse ménopause », vers la fin, L. avait entrepris de rouler une pelle furieuse à tous ces ex, oui à tous sans exception, du moins à tous ceux qui tenaient encore la distance. Et puis A. l’avait raccompagnée, jusqu’aux halles.

– Monte boire un dernier verre. C’est plus tranquille, j’ai viré « Brad Pitt », au fait. Tu sais mon surfeur australien. Ce petit salaud se tapait la script. Elle, je l’ai gardée. Je sais pas pourquoi. Elle bosse mal. Lui, parfois je me dis merde, il baisait trop bien… 

L. lui avait servi un thé noir. Elle s’était préparée un mojito « vite fait mal fait ». A. savait que son amie l’avait fait monter dans un but précis : lui parler de son tournage, des difficultés qu’elle avait eu au moment de monter son film. Des problèmes qu’elle rencontrait sur le plateau. L. aimait se confier à lui, précisément parce qu’il ne travaillait pas dans le cinéma et qu’il était donc plus à même de comprendre…

– Tous ces mecs de la Gaumont, depuis qu’ils « ont fait Narcos », comme ils disent, tu verrais, chouchou, comme y passent plus les portes. J’ai fait une quinzaine de longs métrages. Des films primés un peu partout. Et comment y me parlent. Putain, certains jours je me dis que…

– Je sais. Je sais…

– Et l’autre actrice de m… qu’on m’a imposée. Pfiou… Tu veux que je te dise : les comédiens, parfois, j’en ai ras le pompon. Heureusement que j’ai mes techniciens. Sans eux, les films n’existeraient pas. Sans eux, en fait, rien n’existe. Et on n’en parle jamais. Moi, la première. Je… chouchou, cette nuit, j’ai pas envie de rester toute seule…

– « Allons! Pressons… » Voilà ce qu’il n’arrêtait pas de répéter en nous gueulant dessus, ce metteur en scène. Quand on était juste figurant. Tu vois, ça m’est revenu…»

Chant 5

A. avait quitté le duplex de L. sans faire de bruit. C’était juste avant que le soleil se lève. Il s’en voulait un peu d’avoir laissé le clic-clac d’appoint en désordre. L n’avait pas pour habitude d’héberger des proches chez elle. Alors, chez elle, pas de chambre d’ami et voilà. Mais le spectacle qui se déroulait à présent sous ses yeux en valait la peine. Une lumière étrange, une lumière de cinéma, bondissait sur la Canopée des Halles, éclaboussant de bleu clair toute la structure métallique. Du sol montait une espèce de brume des terres. Oui. Une brume, lourde et lente, d’où émargea bientôt une troupe de militaires. A, bien sûr, savait qu’il s’agissait de bidasses patrouillant dans le cadre de vigie pirate. Mais, pendant quelques minutes, c’est la scène finale de « La ligne rouge « , ce film de Terrence Malick , que A. cru voir se rejouer devant lui. Les militaires paraissaient tout aussi minuscules, filmées comme de vulgaires insectes se déplaçant avec difficulté au milieu d’une jungle immense et confiante, assurée de sa victoire finale. La jungle de A., ce matin, comme tous les autres, comme tous les autres jours, comme toutes les autres nuits, sa jungle à lui, certaine de sa démesure, c’était Paris…