Y A DU TRAVAIL

Imaginons

Muriel Pénicaud

un dimanche soir devant sa télé

enfin peinarde

le bol rempli de bretzel

les yeux emplis de vide

comme à son habitude

et BOUM

que dalle

il ne se passe rien

alors que les anecdotes

savent donner récit à l’Histoire

que ce soit le nez de Cléopatre

ou le Bretzel de Bush

mais ici rien

mais alors rien de rien chez Muriel Pénicaud

ne peut se passer

chez elle un dimanche soir

peinarde devant sa télé

pas même un léger malaise vagal

qui pourrait expliquer au moins une fois

même une toute petite fois

que lorsqu’elle parle

et même si elle articule,

et bien non,

on ne comprend rien

strictement rien à ce qu’elle raconte

quand bien même elle tenterait de dire quelque chose.